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FAQ
| Quel est l’apport d’une étude
qualitative ? |
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Les méthodes statistiques (études quantitatives) permettent de quantifier l’apparition d’opinions types dans une population donnée. Ces opinions sont très superficielles mais ont un effet de preuve et de vérification.
Les réponses issues de questionnaire quantitatifs sont des reflets de construits idéologisés ; en fait, pour citer Madeleine Grawitz (Méthode des Sciences Sociales),
"il n’y a pas d’étude quantitative pertinente sans un travail qualitatif préalable" – le tout est de s’entendre sur ce qui fait sa qualité. Il s’agit bien de méthodes complémentaires. Ex. : Vous demandez aux gens quels sont les moyens de transport à privilégier dans leur agglomération :
Réponse "idéologisée" : les écolos déclarent prendre le vélo et les transports en commun. Dans le même questionnaire, en réponse à la question :
"quel est le moyen de transport que vous utilisez le plus souvent" , les mêmes personnes déclarent
"la voiture". Si l’interprétation de ce paradoxe est aisé, c’est seulement parce que tout le monde est suffisamment
"expert" en pratique de déplacement et capable de comprendre ce coté "faites ce que je vous dis, ne faites pas ce que je fais".
La plupart des paradoxes d’usage ne sont pas aussi facile à décoder et peuvent même passer tout à fait inaperçus dans des questionnaires fermés qui n’auraient pas anticipé, depuis leur formulation, ces paradoxes.
C’est pour cela que les méthodes qualitatives restent des outils indispensables (qu’on songe au séisme des élections présidentielles pour les instituts de sondage, alors que les seuls à avoir utilement guidé l’analyse politique étaient les qualiticiens). |
| Quelle est la
différence entre les approches usages, l'ergonomie et le marketing ? |
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La construction du sens ne dépend pas uniquement de la simplicité d’utilisation et l’ergonomie du produit. On n’achète pas simplement un produit parce qu’il est facile à apprendre, facile à comprendre, facile à utiliser, compatible avec notre pouvoir d’achat et nos comportements de consommation.
On l’achète (et on l’utilise !) aussi parce qu’il a du sens dans notre vie. L’ambition de la sociologie de l’usage est de mettre en avant cette dimension de l’innovation en complémentarité avec le marketing et l’ergonomie. |
| Comment se
situe-t-on par rapport à l’analyse de la valeur ? |
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Les
approches usages cherchent à identifier les fondement de la valeur,
sans les agréger par la monnaie. Cela n’interdit pas d’ "hybrider" les
deux approches, qui peuvent tout à fait être complémentaires. |
| Comment se
situe-t-on par rapport à l’analyse fonctionnelle ? |
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Les
approches usages permettent de préparer un cahier des charges
fonctionnel en validant par l’usage l’articulation des fonctions. |
| Quelles sont
les techniques d’études les plus utilisées par Ad Valor ? |
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Toutes les techniques d’enquêtes qualitatives dans la mesure où elles
laissent le plus de place à la libre expression des interviewés :
entretiens face à face, par téléphone, en groupe ou de manière
individuelle.
Les guides d’entretiens sont le plus souvent semi-directifs, parfois
exploratoires. La qualité des entretiens vient essentiellement de la
qualité des relances, fruit de l’expérience des enquêteurs et de leur
bonne compréhension du sujet. |
| Comment se
traite le détournement d’objet ? |
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Les
utilisateurs ont toujours une marge de détournement de l’innovation
proposée par les concepteurs. Ex. : un tournevis pour ouvrir un pot de
peinture.
Le fait qu’une innovation soit détournée de son usage initial est aussi
un signe d’appropriation.
Le problème pour les concepteurs est qu’il est difficile d’anticiper
sur ces détournements et donc de se représenter l’usage futur probable
d’un projet. Par une analyse structurée des usages, nous pensons
réduire la marge d’incertitude liée à ces détournements. |
| Comment les
approches usages se situent par rapport à la CEM (Conception à l’Ecoute
du Marché) ? |
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La
CEM propose aux entreprises une représentation de leurs clients. Cette
représentation aide à orienter l’activité de l’entreprise et à
mobiliser ses employés. Les approches usages consistent à produire une
représentation du même acteur, mais sous un angle légèrement différent.
Alors que la qualité est le plus souvent pratiquée par les agents de
l’entreprise, les approches usages sont mises en place par des
consultants extérieurs. Le regard extérieur renouvelle plus facilement
la compréhension de la situation des utilisateurs. |
| Comment va-t-on
savoir si l’usage peut être transgressé si on a mal choisit sa cible au
départ ? |
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Avec Cautic, on a une vision systémique, on identifie le système de
l’usage. Pour que cela fonctionne, il faut un système de significations
d’usage ouvert qui réponde à l’ambivalence de l’humain. S’il y a
transgression, c’est qu’on a laissé cette ouverture. C’est un signe
d’appropriation.
Exemple du téléphone portable :
Il répond à des significations d’usage complètement opposées : Du
"parano" qui utilise le portable pour tout maîtriser quel que soit
l’endroit où il se trouve et savoir où ça se passe (position émetteur).
Au "schizo" qui veut ne rien perdre, être toujours prévenu, participer,
être là (position récepteur).
Plus il y a de significations d’usage différentes mais compatibles,
mieux c’est.
Pour un même produit, on peut avoir des significations d’usage opposées
dans un même panel. |
| Fiabilité de
l’échantillon sur 10 interviews ? |
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La
question nous est souvent posée ! Quelle oreille prêter à des résultats
qui viennent d’un échantillon aussi réduit (on travaille en étude le
plus souvent sur une dizaine de 10 personnes) ?
On peut affirmer aujourd’hui par expérience, que pour une prestation
standard, au delà de 10 interviewés par cible, la qualité de notre
production ne s’améliore pas sensiblement. Le recensement des
significations d’usages possibles (le but du terrain) devient
redondant.
Ainsi, même pour un sujet d’une grande "complexité", la population
cible peut l’accueillir de manière homogène.
Rappelons que ces 10 interviewés ne sont pas choisis au hasard
(contrairement à certaines techniques d’échantillonnage de sondages).
Ils sont choisis selon la cible déterminée par le commanditaire, en
fonction de ses objectifs.
Ils forment donc une population homogène, dont ils ne sont pas
représentatifs statistiquement, mais de façon "significative"
(croisement de différent critères de recrutement).
Pour le dire avec des mots plus techniques, ces méthodes d’enquêtes
correspondent aux méthodes de type clinique, à "l’opposé" des méthodes
statistiques. |
| Comment sont
composés les panels ? |
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L’échantillon est déterminé par rapport à des hypothèses de travail. Le
plus souvent, cet échantillon est composé d’utilisateurs finaux
potentiels de l’innovation (ou de professionnels de la filière de
fabrication et de distribution).
Pour tous les niveaux de la filière dans lequel on se trouve, nous
invitons les commanditaires à analyser en particulier les
significations d’usage des profils de "pragmatiques du changement", qui
ont une valeur ajoutée plus importante pour le succès commercial de
l’innovation (sur un marché de masse, pas sur des marchés de niche ! la
taille du marché supposé est à évaluer au moment du cadrage de
l’étude). |
| A quel type de
préconisations peut-on aboutir ? |
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La
première des préconisations consiste à faire un bilan de forces et des
faiblesses d’une innovation, en terme d’acceptabilité !
Le bilan donne une première validation globale du concept innovant :
soit il est jugé viable, soit il est rejeté – pour des raisons
rédhibitoires.
Le plus souvent, on est dans une forme de validation sous condition –
la plupart des usages peuvent être améliorés.
Cela ouvre sur une sorte de négociation – principalement autour du
réaménagement des points faibles, parfois en essayant de renforcer les
points forts. Ce qui est alors proposé aux porteurs de projets
- vient de la mobilisation des significations d’usages portées à une
innovation,
- tend vers la satisfaction du client, et
- est proposé par une double compétence expertise usage/ expertise de
conception (c’est pour cela que nous allons contractuellement plus ou
moins loin dans les préconisations, selon l’expertise à notre
disposition).
Les préconisations peuvent porter sur différents registres :
- Les modalités de conduite du projet innovant
- Le choix de fonctionnalités, le design (produit), les interfaces
(logicielles et apparentées)
- L’identification des usagers naturels
- La politique de distribution
- La politique de communication
- La politique tarifaire. |
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Ad Valor (Groupe Ixiade)
3, avenue Marie Reynoard
F 38100 Grenoble
Tél. +33 4 76 61 97 76
Mobile +33 6 45 65 43 83 |
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